Chers amis,
Un petit rappel du sens de notre combat pour l’introduction de l’amnésie traumatique dans la loi pour les enfants d’aujourd’hui, les adultes de demain. Sans omettre, les “oubliés de la justice”, tous les adultes d’aujourd’hui et les anciens qui n’ont jamais pu avoir recours à la justice pour les crimes sexuels qu’ils avaient subis du fait notamment des délais de prescription pénale ou de l’amnésie traumatique.
Chaque jour en France, des enfants, filles et garçons subissent des violences sexuelles dans les huis-clos familiaux. Un grand nombre développe une amnésie traumatique infantile: 40% d’amnésie totale et 60% d’amnésie partielle.
C’est pour ces enfants, qui deviendront plus tard des adultes fracassés qu’il est indispensable de maintenir la disposition de François-Noël Buffet dans le projet de loi sur les violences sexuelles et sexistes qui va être négocié en commission mixte paritaire à l’Assemblée nationale, fin juillet. Cette disposition vise à permettre une expertise pour déterminer l’existence de l’amnésie traumatique comme un “obstacle insurmontable” suspendant la prescription. Et donc de permettre à des victimes dont les souvenirs resurgissent tardivement de voir leur plainte instruite.
Pour illustrer notre propos, à lire ci-jointe l’histoire de C. 22 ans, violée entre deux ans et deux ans et demi par le mari de sa nourrice. Elle a subi une amnésie traumatique jusqu’à l’âge de 16 ans, c’est sa mère Gisèle qui nous raconte son parcours semé d’embûches.
Par ailleurs, le président de la République Emmanuel Macron s’exprimait aujourd’hui devant le Congrès à Versailles. Il a notamment annoncé “une action en faveur des enfants en danger ou maltraités si nombreux” en France. Il a précisé que ces “initiatives interviendront à l’automne”. Espoir d’un futur ministère à l’Enfance tant réclamé par les associations? L’amnésie traumatique est un problème majeur qui touche principalement les enfants victimes de violences sexuelles.
Belle fin d’après-midi à tous,
Mié Kohiyama pour le groupe “MoiAussiAmnesie”

“On se sent coupable de n’avoir rien vu” Le courage et la dignité d’une mère qui raconte l’amnésie traumatique de sa fille.

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